Et Pendant ce temps là …

Pendant que chacun y va de son avis sur la situation sanitaire dans notre beau pays, pendant que le monde d’après n’a surement pas fini de faire parler de lui, pendant que le Petit Nicolas se faisait taper sur le bout des doigts, pendant que notre bon Manu ClubPrez’ semble peiner à convaincre sur sa stratégie Covid, pendant que les érudits du canapé continuent de s’inventer une vie de rockStar de l’internet se grimant en gourous du buzz, pendant que le périphérique parisien va expérimenter une voie de co-voiturage, pendant que les pontes du Reggae perdaient encore l’un des leurs, pendant que FB piste chacune de mes chroniques que j’introduis en parlant du COVID, pendant que le « MOOK Project » avance inexorablement malgré les critiques et les empêcheurs de tourner en rond, pendant que Skatalites, Peter Tosh et consorts tournent en boucle à l’atelier et pendant que cette semaine ce sont les jacinthes qui commencent à se réveiller dans le petit bois derrière chez moi mais aussi dans mon jardin …

Et bien pendant ce temps là … oui, pendant ce temps là, fin de semaine dernière je faisais le plein de film 120, remplissais le réservoir désormais étanche d’une bonne dose de coco, chargeait duvet montagne et matériel photo dans mon fidèle Vanagon pour une petite virée de trois jours … Trois jours sous le soleil de Normandifornie à la découverte de lieux incroyables et de passionnés qui le sont tout autant …

Direction Le Havre en passant par le pont de Tancarville histoire de pouvoir cocher cette case sur ma « to-do List », certes pas le pont le « ouf » que l’homme aie crée, mais au moins ça c’est fait, et comme disait ma grand mère, « ce qui est fait n’est plus à faire ». Une fois de l’autre coté de la Seine, je me perdais dans la campagne locale, parsemée de village aux noms à coucher dehors, le lieu de rendez-vous devant rester secret … Premier Pit-stop à l’atelier-K. Novice dans le monde du Karmann Ghia, ce nom ne te dira certainement rien, en revanche si tu es amateur et fin connaisseur de ce modèle, le nom de ce bouclard ne t’es certainement pas inconnu. Atelier discret, à l’image de celui qui officie avec brio derrière les marteaux, les tas et le poste à souder. Un atelier grand comme un mouchoir de poche où pourtant tout à sa place, un atelier au cœur duquel patiemment renaissent des carrosseries aux lignes sublimes, l’une après l’autre faisant fi du tumulte du monde d’après et même de celui du monde d’avant. Un atelier où le temps semble être en suspens, pour mon plus grand plaisir, le bling-bling, les paillettes … très peu pour moi. Des images, de la junk-food, des images encore et encore , des étincelles et de la discrétion, vivons heureux-vivons cachés, un peu comme si Fred, le maître des lieux, avait déjà croisé la route de ma grand mère, fan de proverbes et d’adages en tout genre. Un tour de Kgette au traitement bare-métal comme apothéose de cette journée, quelques rolling-shots et il était déjà temps pour moi de prendre la route, à l’heure où la classe ouvrière est déjà tristement calfeutrée chez elle …

Le lendemain, rendez-vous était donné à Dieppe-City avec Romain et Margot. Romain avait intronisé le lancement du « MOOK Project » en Juin dernier, m’offrant une ballade en compagnie de Molly, une « Jeans » littéralement posée par terre. 9 mois plus tard, le projet papier est quasi à son terme, entre temps Romain et Margot ont ouvert une boutique rue des Maillots, au numéro 6, un endroit à leur image, décalé, extravagant et mixant à merveille fripes Vintage et Tatoo culture, le tout saupoudré d’une surf attitude estampillée -7/6-. N’étant pas pleinement satisfait des portraits réalisés en Juin, je profitais de l’occasion faisant d’une pierre deux coups, passer les voir, découvrir leur nouvelle boutique et compléter mon set photo ( ça fait une pierre trois coups, mais je ne crois pas avoir entendu ma grand mère proféré pareilles inepties…). 9 mois après et malgré l’utilisation de divers accessoires de mode bien sentis, mon compère, toujours autant crispé face à l’objectif finissait par se détendre lorsque entrait en lice à ma demande, sa moitié à la ville comme à la scène. Éclusant quelques hectolitres de café, nous refaisions le monde encore et encore, cette boutique à leur image me donnant des idées pour la suite, moi qui rêve d’un « Rascal Bouclard 2.0 » … Je passais le reste de l’après-midi à divaguer sur le ruban d’asphalte le long de la côte, jusqu’à capter le couché de soleil au « Trou de l’Homme », du coté de la plage d’Etretat. 18H35, bénéficiant encore une fois d’une autorisation professionnelle dûment rédigée par mes soins, comme seul au monde, je profitais de ces instants magiques où le soleil d’or se reflétait à merveille sur les galets, les faisant scintiller de milles feux. Je laissais Etretat derrière moi, rejoignant Le Havre-Harbor, croisant les doigts pour que le soleil enjôleur de ce mois de Février soit encore là le lendemain …

Samedi 10H10, je rejoignais Vincent au cœur du Havre. Étonnement, je répétais là encore un schéma bien huilé tel un mantra, bla-bla … beaucoup, café … un peu, beaucoup, passionnément et images … beaucoup trop, dans l’ordre ou dans le désordre. Vincent, mais pourquoi Vincent, sans doute simplement parce que nous évoluons tous deux dans un microcosme à la marge d’un monde qui se veut normal. Follower de mon blog à l’ère de feu la « Skynet Planet », je l’avais retrouvé par hasard à l’occasion de l’OSK, en Septembre 2019, et j’avais pu enfin conversé avec lui dans le vrai monde, loin des claviers et des écrans interposés … Comme dirait un Ours que je connais … « le monde est petit, il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas » … à se demander si lui aussi n’a pas un jour pris un café avec ma grand mère. Vincent, je l’ai recroisé en Juin dernier, lorsque j’étais déjà venu au Normandie faire des images, des images pour le « MOOK Project », mais aussi pour Super VW magazine, des images de Pickup Vintage, de Break Oldschool, de Cox OLd-Speed et de Cox en mode Daily Driver, celle d’Aurélien, le fils de Vincent ( tu saisis la suite …). A l’époque, rendez-vous était fixé au garage du paternel, me permettant au passage de me faire un avis objectif sur les images de ce lieu postées sur les réseaux sociaux. Le garage étant encore mieux en photo qu’en vrai, je me promettais de revenir, un jour … Laissant à Vincent le temps de s’offrir et remettre en route son nouveau daily, un break estampillé  » VW DoBrasil », surnommé affectueusement « Esmeraldo », pas parfait mais plutôt rares dans nos contrées et avec lequel j’ai eu l’insigne honneur d’en devenir le conducteur l’espace de quelques heures, le temps d’une poignée d’images. Une fois de plus, je passais une journée extraordinaire, dans une bulle, hors du temps, comme si le couvre-feu, le Covid19 et la crise economico-sociale n’était qu’un cauchemar pour Parisiens en manque de sensationnel … Je quittais Le Havre promettant aux uns et autres de revenir, en mode Touriste mais pas que, il reste dans nos campagnes tant de choses à découvrir pour qui veut bien fouiner et donner du temps sans attendre de retour immédiat.

Te faire une chronique « Sauce Normande », t’en partager quelques bribes parce qu’il faut bien te mettre l’eau à la bouche, t’emmener dans des endroits incroyables m’aidant de ma plume et de mon objectif, te livrant un texte orignal tout en espérant une fois de plus avoir sustenté ta soif de lecture … Ça c’est fait !!

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