Et Pendant ce temps là …

Pendant que notre bon Manu ClubPrez’ laisse toujours l’île de France en sursis, hésitant, tergiversant … (du moins à l’heure à laquelle je rédige ces quelques lignes …), pendant que le territoire qui m’a vu naître et grandir célébrait en silence une année complète de crise sanitaire, pendant que la faim dans le Monde gagne du terrain à l’heure où les poubelles de mon village débordent de » plats tout prêts » et de « Junk-Food » à peine entamés, pendant que l’on nous bombarde de chiffres et de données aussi ubuesques les unes que les autres, propres à noyer ceux qui ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez, pendant que le monde de la Culture occupait le terrain du Théâtre de l’Odéon à l’Opéra de Lyon, pendant que malgré la crise, d’aucuns continuent de faire tourner la planche à billets oubliant subtilement de faire croquer les copains, pendant que le monde du sport automobile était en deuil, pendant que le projet papier touche à sa fin, du moins pour la partie image et pendant que je conversais une bonne heure avec mon Imprimeuse hier en fin de journée tant ce projet de papier est fou et relève d’un véritable challenge …

Et bien Pendant ce temps là … oui, pendant ce temps là, cette semaine nous allons rester dans le papier, profitant de l’occasion pour renouer avec les débuts de la chronique. Je vais te présenter le travail des copains, ceux de l’underground, ceux qui ont des étoiles dans les yeux, de rêves plein la tête, mais que le monde des paillettes et du bling-bling ont tendance à mettre de coté, certainement de peur que les dits copains soient bien meilleurs qu’eux …

Ma relation avec le papier n’a pas toujours été simple, plus jeune les épais volumes de littérature imposée me donnaient la nausée et je n’avais cure de ce qu’avait pu écrire Victor Hugo, Saint Exupéry, Corneille, Molière ou Maupassant (Je m’excuse d’avance auprès des fans de Littérature pure et dure … )… C’était sans doute excellent tant en terme de syntaxe qu’en terme de contenu, car imposé par les têtes pensantes comme référence de la littérature Française … Certes, mais malgré tout, ce n’était pas ma tasse de thé. Mon truc à moi, c’était le papier bon marché des magazines qui m’ont vu grandir…. Super Picsou, Le Journal de Mickey, Pif Gadget … Puis … Mob Chop, Trasher magazine, Surf Session, Surfer’s Journal, Nitro, Super VW et j’en passe … Plus tard les papiers sulfureux de quelques revues de référence reçurent aussi toute mon attention, mais j’avoue cette fois plus pour la qualité des images que pour les légendes qui y étaient associées. Au fur et à mesure de mes lectures, j’ai affiné mes choix, préférant l’underground qui livre des textes pas forcement parfaits mais tellement sincères et authentiques. Loin des paillettes, loin du star-system, des écrits qui sentent la sueur, le cambouis (pour certains) et les larmes et dans lesquels un éditeur « bien-pensant » et avide de pouvoir n’a pas fourré son nez … A l’époque de feu la Skynet Planet’, je t’avais fait découvrir All You Need Is Ride et Motorcyles Cities, deux fanzine au papier haut de gamme en tirages limités, dont les textes étaient soignés autant qu’ils étaient bruts, et souvent associés à des images du même acabit …

A l’époque, j’y avais découvert avec intérêt le travail de Mathieu, qui griffonnait déjà à l’époque sous le label « Les Echos d’un trou à rats ». Des textes crus et directs et pourtant tellement en phase avec la réalité. A force de persévérance et d’acharnement, dessinant son style littéraire au fil de ses publications matinales sur les réseaux sociaux, Mathieu a récemment fini d’achever « Les Colibris des Arbres à Cames ». Roman, Nouvelle, Essai … t’appelles ça comme tu veux, mettre les gens dans les cases, tu sais, ce n’est pas le style de la maison, je laisse à ceux en mal de reconnaissance et de besoin de Star-System. 90 pages au cours desquelles il te dépeins la Street, celle de Massilia ‘Con, mais aussi le boulot à l’usine les deux pieds dans la merde et la relation tumultueuse avec son Aprilia Rouge Candy … Un texte dur, un poil caustique et pourtant tellement poétique; un texte qui nous ressemble, à nous, ceux que l’on appelle vulgairement les gens d’en bas … Un texte que je ne peux que te conseiller en cliquant —ICI— (Soutenir le travail des copains, c’est important). J’ai eu la chance de me porter acquéreur de l’édition augmentée, signée de la main de l’artiste en personne … Augmentée, parce qu’au verso du livre original se trouve « Cortisone », la partie -2- de  » Les Colibris des Arbres à Cames » ( que je n’ai pas encore lue, entre nous soit dit, chaque chose en son temps … ). Artiste, le titre n’est pas galvaudé, loin de là, car en plus d’écrire, Mathieu mécanique avec talent et débrouillardise, mais aussi dessine, dans style personnel aussi acéré que ses écrits; laissant en suspens la question de l’intégrer au peut-être Tome 2 de mon propre projet papier …

Te faire une pseudo chronique littéraire, renouer avec l’esprit de mes tous premiers textes d’il y a bientôt 4 ans, te donner gout à la lecture tout en te présentant le travail des copains … Ça c’est fait !!!

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