Et Pendant ce temps là …

Pendant que notre bon Manu ClubPrez’ entame aujourd’hui même son tour des régions en mode Manu le Conquérant, pendant que la situation sanitaire en Asie du Sud Est, peine à revenir à la normale, les autochtones devront certainement attendre avant de se retrouver dans le monde d’après, pendant que le compteur Linky va finir par nous coûter des ronds, pendant qu’à Lutèce, la princesse Anne annonçait la fin de la gratuité des terrasses pour la rentrée prochaine, pendant que de la Haute-Garonne à Cergy-Pontoise, la folie des hommes ne semble point vouloir s’arrêter au cœur de l’Hexagone, pendant que du coté de Périgueux s’apprêtent à sortir de restauration les statues de la flèche de Notre-Dame, pendant qu’en ce début de semaine ensoleillé je tournais les dernières images de la vidéo YouTube dispo Vendredi 4 Juin sur la chaine Officielle et pendant que la course contre la montre pour déposer la maquette du Mook Project chez l’imprimeur a déjà commencée …

Et bien pendant ce temps là … oui, pendant ce temps là, je te propose de nous téléporter le temps d’une chronique quelque part dans un quartier industriel d’Hanovre … Un endroit ou en 2018, à quelques encablures du parking d’un Burger King, je pouvais enfin passer du temps avec Jonas et me retrouver seul face à « Erpi », son Bus avec lequel il traverse l’Europe en temps normal …

Comme beaucoup, j’ai appris l’existence d’Erpi et Jonas via les social media … Il faut reconnaitre que quand tu traverses l’Europe au volant d’un bus Split qui porte sur son dos les traces du temps et d’un séjour prolongé dans une forêt Finlandaise, tu ne passes pas inaperçu. Alors comme beaucoup d’entre nous je me suis abonné à son compte IG pour suivre ses aventures, gardant dans un coin de ma tète que j’aimerais un de ces jours tirer le portrait à ce gentil barbu et à son Combi. Mai 2018, enfin très exactement fin Avril, je faisais la route jusqu’en Allemagne où j’avais organisé et booké sur place plusieurs shootings. Mon premier rendez-vous était programmé à la « Oldtimer Tankstelle », un lieu prisé des petrol-Head sévissant dans la région de Hambourg. Sur place je retrouvais le T3Society, un club de T3 (comme son nom l’indique) gavés aux hormones. Au départ ne devaient être présents que trois véhicules, finalement sur place, la donne fût tout autre. Cinq véhicules pour le shooting et de nombreux autres étaient présents, parmi lesquels le T3 de Viljar, un Norvégien, monté sur des jantes BBS extirpés à une Ford Escort et affublé de pneus TT adéquats , le T3, pas Viljar …

Le rapport entre un club de Transporter dans les faubourg d’Hambourg et le Split de mon pote Jonas … Ne sois pas si pressé, j’y viens. A Hambourg, je fais des images et comme à mon habitude je jacasse et je profite de l’occasion pour me distinguer avec mon Allemand purement approximatif. Je me rends compte que tout ce petit monde se retrouve comme moi le sur-lendemain à Hanovre pour le traditionnel meeting du 1er Mai. N’oublions pas que nous étions encore dans le monde d’avant, alors tout était plus simple … Le lendemain, je retrouvais mes nouveaux amis dans l’après-midi, puis comme le veut la tradition à la veille du premier Mai, sur le parking du Burger King en début de soirée. Quand t’as jamais fait ce genre d’évents et que tu ne veux rien louper, tu attrapes la bière tendue avec passion, tu dis « DankeSchön » en articulant le plus distinctement possible et tu suis les copains le sac photo sur le dos, sait on jamais. Sur le parking du BK, j’aperçois alors au loin Erpi et j’apprends par la même que Jonas, son propriétaire, est copain avec Viljar avec qui je sirote une boisson houblonnée, gout vapeur d’essence. Tu sais, Viljar, le Norvégien avec qui j’étais la veille dans un des innombrables zoning que compte Hambourg. Voilà, tu le vois le lien, c’est bon. Viljar me présente alors son pote Jonas tout en me prévenant que la discussion allait être un peu différente. A ce moment je me dis que sans doute mon nouvel ami Finlandais ne causait pas la langue de Shakespaeare … Dans les faits, j’étais complètement à coté de la plaque.

Jonas parle très bien l’Anglais, du moins il l’écris parfaitement … Le fait qu’il fasse parti du DeathVolks club, n’est pas un attribut pour briller en société, mais bel et bien car il ne peut entendre. L’échange débute alors au rayon « Notes » des applications de mon IPhone, saisissant l’opportunité d’organiser un shooting par messages interposés, afin leur tirer le portrait, à lui et son bus. Pour certains leurs héros vivaient dans les années 70, portaient des pantalons velours et des chemises à fleur en affublant leur autos de T-bars et de 48 IDA, pour d’autres ce sont qui portaient H24 des combinaisons ignifuge, des gants et des casques et se tiraient la bourre sur les anneaux du monde entier … Pour ma part, mes héros sont ces gens simples et authentiques qui ne font pas de vagues et qui font sans demander la permission ni attendre le jugement d’autrui, souvent au volant de machines d’un autre temps pas forcément parfaite mais avec lesquelles il est possible de faire le tour du monde sur un simple coup de tête. N’y voyez aucunes malices, chacun sa vision et chacun ses héros … Trois blocs au delà du tumultueux parking du BK, dans un silence quasi monacal, je me retrouvais face à Erpi, l’IPhone toujours à portée de main histoire de pouvoir continuer de converser avec Jonas, rajoutant à ma liste de rêves en cours, d’apprendre à signer pour me simplifier la vie. Une heure loin de tout, seulement perturbé par les quelques trains de marchandises en transit, une heure à capturer chaque détails d’un Bus qui n’en est pas à sa première traversée de l’Europe, oui, une heure passée beaucoup trop vite. A l’heure de nous quitter, j’invitais mon ami Finlandais à passer à la maison si l’idée saugrenue de venir en région parisienne lui passait pas la tête. Quelques jours plus tard, je lui faisais découvrir mon playground au volant de mon fidèle Type 34 nous délectant de saucisses arrosées de bière Finlandaises … Mais ca c’est une autre histoire.

Te faire une chronique où je te parle de la rencontre avec un de mes héros, et comment j’ai eu l’opportunité d’avoir son fidèle Combi juste pour moi l’espace d’une bonne heure dans un zoning glauque de la région d’Hanovre pour lui tirer le portrait … Ca c’est fait !!!

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